L'espace d'un instant je me suis dis que j'allais bosser aujourd'hui. J'étais encore dans mon lit.
10.27 sur mon réveil.
L'espace d'un instant, j'ai farfouillé sur le net, une tasse de café dans la main, une clope dans l'autre, le casque sur les oreilles, propulsant les décibels à mille à l'heure. Je chantonne tout seul, un écho résonne dans un appartement trop grand rempli de bibelots inutiles. Je me pose sur mes platines, le sourire aux lèvres, et passe la matinée à découvrir de belles réalisations.
13.12. Déjà. Fais chauffer une casserole, dépose des pâtes, pour les engloutir 7 minutes plus tard.
Scrubs, saison 5. Je me la refais encore, quand on aime ... ben on aime. Je bosse trois petites heures, une tasse de café dans la main, le clavier dans l'autre, propulsant les lettres du bout des doigts, sans vraiment réfléchir. Je me ramollie. Je passe du canapé à mon lit, du lit à la douche, de la douche au canapé. J'aurais bien aimé vous raconter comment j'ai galéré pour mon projet, comment on s'amuse à l'école, le bon weekend que je viens de passer, et d'autres choses auxquelles je pourrais dédier des pages.
Mais non. Je retourne au stade fœtal.
Les jours passent, les nuits s'agitent, et pourtant, je reste de marbre, en dehors du moindre flux de productivité. Je croyais aimer ça, procrastiner. Je crois que je deviens hyperactif.
J'ai beau chercher, je trouve pas.
00.04. Comme hier, et avant-hier, je vais me coucher, la tête pleine et l'esprit vide de tout.
L'espace d'un instant je me dis que demain, ça sera différent.

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