Mumbaï la folle

avril 20
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Aujourd’hui dimanche 18 mars, nous prenons notre premier petit déjeuner indien à Bombay, notre nouvelle destination. Nous sortons ensuite et remarquons la circulation: un chaos des plus total dans un concert tonitruant et incessant de klaxons, au milieu d’une explosion de couleurs. On est aux anges. Que l’on aime ou on déteste, le charme indéniable de cette ville ne laisse personne indifférent. On se remet aux âpres négociations avec le taxi qui doit nous mener en centre-ville, à Colaba, c’est à dire au sud de la péninsule, pour trouver une auberge de jeunesse peu chere… En traversant la ville en taxi, nous prenons conscience de l’ampleur de cet incroyable et sublime désordre indien.


La ville offre un spectaculaire enchevêtrement architectural : les styles gothique, victorien et Art déco s’y mêlent, reflétant l’époque coloniale britannique et d’innombrables années d’influence européenne, en même temps que les bâtisses délabrées en technicolor et les bidonvilles tentaculaires.

Nous arrivons enfin devant l’hotel petit budget de l’armée du salut où nous nous rendons.

Nous longeons ensuite le célébrissime Taj Mahal Hotel, si prestigieux en bord de l’océan, bien que ce dernier soit trouble. Les Porsche sont garés le long de cet hôtel alors que les vendeurs de rues sont souvent repoussés. Nous nous offrons un petit tour en calèche dans le quartier… c’est vu et revu mais toujours aussi agréable ! Nous allons vers la Gateway of India, cet arc de triomphe attirant les foules de touristes indiens avant de s’éloigner du front de mer pour remonter vers Chhatrapati Shivaji Maharaj Vastu Sangrahalaya (ancien Prince of Wales Museum) puis vers l’Oval Maidan bordé de l’University of Mumbaï et la High Court, le long de dizaines de terrains de criquet, toujours pleins et parcourus par les joueurs et spectateurs avec autant de ferveur, qu’elle que soient leur classe sociale.


En chemin Hélène engage la conversation avec une vendeuse de rue et cette dernière nous propose d’aller dans son quartier pour acheter des saris pas chers… mais il faut prendre le train (leur métro). D’abord hésitants, on finit par foncer, et en plus elle nous paie les billets ! Non mais c’est fou ! C’est elle, la petite vendeuse de rue vivant dans un bidonville, qui veut nous offrir nos billets ! A 4 rupees soit mais tout de même ! Elle est si adorable ! On passe quelques stations et nous arrêtons à … Mahalaxmi, où se trouve Dhobi Ghât !

LE fameux bidonville surnommé « le lavoir de l’Inde » avec plus de 1024 lavoirs à ciels ouverts vieux de 140 ans, où se retrouvent la majorité des vêtements à laver de Mumbaï.

Les couleurs sont somptueuses encore une fois. Là outre les enfants des rues, plusieurs femmes nous sautent dessus avec de nous vendre leurs articles. Seethal, notre jeune amie, leur parle de notre envie de saris, et tout de suite plusieurs femmes partent et reviennent 5 minutes après les bras chargés d’étoles scintillantes. Plusieurs dizaines de minutes d’après d’âpres négociations et de rires, les filles se mettent d’accord sur plusieurs tissus qu’il faudra encore faire ajuster chez un tailleur de rue.

Mais pour l’heure, un peu fatigués de notre longue journée de marche nous rentrons à Churchgate (notre station) avec Seethal qui a tenu à nous accompagner. Cette fois-ci c’est nous qui payons ! Adorable cette Indienne. Elle qui va se marier dans deux mois avec un homme choisi par sa famille. Il vient D’Ahmedabad. La tradition veut que ce soit les parents qui choisissent l’époux de leur fille au sein de leur jati (caste). Ils devront ensuite payer une dot pour leur fille qui ira vivre avec son époux. D’où le nombre trop élevé d’assassinat de fillettes au profit des garçons. Si les castes ne sont pas très visibles au jour le jour à part quand un homme se lève pour un autre, elles sont en revanche encore assez enracinées dans les traditions des populations pauvres et rurales , ou chez les générations précédentes. Et ce malgré leur abolition officielle en 1961 et l’instauration de quotas dans les universités.

Vendeur de rue de jus de canne à sucre

Filed Under: Asie, Inde

3 Comments

  • Sophie says:

    Les photos sont magnifiques! Une expo photo s’impose à votre retour :)

  • Antoinette et Philippe says:

    Nous sommes d’accord avec Sophie pour l’expo photos . D’ailleurs en attendant cette sortie incontournable… Nicolas, nous avons plaisir à revoir régulièrement tes clichés en haute définition dans la « Galerie Photos » du site Nah, mais depuis l’Argentine, rien de nouveau…. Rassures toi, nous comprenons vos priorités, et l’essentiel est de vivre pleinement votre aventure à 100 % .
    Bisous à vous 3.

    • NAH says:

      Merci Antoinette et Philippe, vous pouvez d’ores et déjà consulter sur la galerie les photos du Vanuatu et de la Nouvelle-Zélande… les autres suivront vite!
      PS: j’avais besoin de passer à un abonnement pro pour ajouter davantage de photo, ce que j’ai tardé à faire, d’où le gros retard.

      Nico

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