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Santiago du Chili

Feb 12

Aujourd’hui jeudi 19 janvier, nous arrivons tard au Chili après un retard de vol de deux heures (que nous leur pardonnons largement pour nous avoir surclassés, à nous sièges en cuir et télé !)…. Trop tard pour débarquer comme ça chez notre couchsurfer . Nous optons donc pour la solution auberge de jeunesse , direction la Casa Roja  , une ancienne maison , immense, avec piscine et bar en plein air… un peu chère, mais pas plus que toutes les autres de la ville, et nous n’avons pas vraiment le choix ! Nous ne faisons pas long feu avant d’aller nous coucher, fatigués du voyage….

Le lendemain, nous avons rendez-vous avec notre couchsurfer à 15h30, nous profitons de l’auberge pour la matinée puis partons à sa rencontre. Nous arrivons dans un quartier très sympa et montons au 1 3ème étage d’un très bel immeuble. Nous rencontrons José, qui nous accueille les bras ouverts et nous propose un plongeon dans la piscine ! Puis il file au travail, nous faisons alors la connaissance d’un autre couchsurfer qui séjournera avec nous, Facundo, un argentin ici pour quelques jours.

Aujourd’hui, samedi 21 janvier, Hélène et Adé partent à la découverte du centre-ville dans la matinée, direction la Plazza de Armas avec sa cathédrale Metropolitana, sa casa Colorada et sa magnifique poste. Puis une petite ballade dans les rues piétonnes jusqu’à la Plazza de la Constitucion.

Nico profite de son côté d’une journée « entre mecs » avec José et Facundo. Après un bon petit-déjeuner maison (pain, fromage et confiture de « durazno »), ils sont prêts pour une bonne balade dans le centre, avec un programme à peu près similaire à celui des filles, et de nombreuses photos farfelues.
 

Le soir, nous nous retrouvons tous pour dîner avant de sortir boire un verre et sortir dans une boîte de Santiago…

Le lendemain, on se lève un peu plus tard, mais hors de question de perdre une journée, Adé et Hélène ont réservé le bus Drop on / Drop off qui fait le tour de la ville, en passant par le quartier des affaires, les bâtiments de l’ONU, et un arrêt à la maison de Pablo Néruda, un endroit extraordinaire : une partie de la maison est construite sur la forme d’un bateau, l’autre sur celle d’un phare, la décoration est sublime et on a vraiment l’impression de rentrer dans la vie de ce grand homme et de sa troisième et dernière épouse Mathilde .
Nico passe de nouveau la journée avec les garçons et une amie de Facundo avec au programme le Cerro San Cistobal: 45 minutes de marche pour arriver sur le toit de Santiago.

Puis, nous nous retrouvons chez José pour rassembler nos affaires et partir vers l’aéroport où nous voulons arriver bien en avance pour ne pas faire la queue trop longtemps au check-in…

Enfin nous allons traverser l’antarctique, prendre notre plus grand vol… et le plus cher. Mais là, tout naturellement l’hôtesse au check-in nous dit qu’on ne peut pas embarquer car on n’a pas de visa. Après les 10 secondes de panique elle nous dit qu’on peut sûrement le faire en ligne, il nous faut le faire tout de suite. Choqués, nous cherchons rapidement un wifi dans l’aéroport. L’officiel a fermé mais par chance UN restau en a un. Sans trop de crainte, on va sur le site où on constate avec horreur que les réponses aux demandes de visa sont données sous 2 à 10 jours ouvrables… On n’y croit tellement pas que notre esprit s’embrouille…entre inconscience et panique, on retourne au guichet où on dit que l’on ne peut pas les avoir. L’hôtesse dit qu’elle ne peut rien faire sans notre numéro de visa. On ne peut pas embarquer. Sauf que avec nos billets, si on loupe un vol on les loupe tous ! Et sans ça s’il nous faut racheter un billet pour dans 3 jours on loupe tous nos vols d’après ET on repaie 3000€ de billets, ce qui signifie retour en France, fin du tour du monde, impossible. Nous avons une escale à Auckland avant, on en pourrait pas descendre là en attendant la validation du visa ? Oui mais alors il faudrait réémettre les billets pour nous autoriser à descendre de l’avion à l’escale. Et combien ça nous couterait  ça ? Sûrement beaucoup. Et on peut essayer, Non pas ici, il faut aller aux guichets de vente. On y court mais les seuls guichets sont ceux de LAN, l’avion dans lequel on monte, mais notre compagnie est Quantas, qui a reçu l’argent, mais a sous-traité le vol à LAN en quelque sorte… Mais MON DIEU ils se sont tous donner le mot ????? Mais on fait comment nous ? Depuis quand les Français ont besoin d’un visa pour aller en Australie ???!!!! Même à Action-visa on n’a jamais entendu parler de ça !!! Les larmes commencent à couler au fur et à mesure que les minutes passent sans que personne ne nous donne un conseil, on paraît cause perdue… mais on doit pas être les premiers à qui ça arrive quand même ?!!!!!  Si on a appris une chose de ce tour du monde, encore une fois, après l’histoire de l’appareil photo à Ushuaia, ne jamais abandonner ! De toute manière on ne peut PAS imaginer que notre rêve s’arrête ici pour une stupide histoire de visa australien !!! Pendant que Nico cherche des réponses sur internet et qu’Adé garde les bagages, Hélène part à la recherche d’une personne un tant soit peu compétente qui nous renseigne VRAIMENT sur quoi faire ! Enfin une lumière s’illumine, une femme nous dit qu’on a du faire le mauvais site, qu’on peut le faire en direct ! Pendus à ses lèvres, on attend le verdict de derrière son ordinateur… elle n’y arrive pas.  Vous auriez vu nos têtes déconfites… Mais elle ne se démonte pas pour un sou. Elle ne sourit pas mais nous dit de ne pas s’inquiéter. Un autre gars arrive et au bout de 10 interminables minutes nous dit qu’on a un visa d’urgence pour un jour… sauf que l’on part le 22 et arrivons le 24 donc il nous faut minimum deux jours !!! Finalement au bout de deux heures interminables il nous fait un visa exceptionnel d’un an. On embarque en vitesse… mon dieu quelle soirée… On n’a jamais autant attendu un vol de 16 heures…

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Canal de beagle et parc national

Feb 2

Aujourd’hui mercredi 18 janvier, lever aux aurores pour embarquer sur un catamaran direction Cap Horn. Enfin pas tout à fait, canal de beagle déjà. Patricia nous a fait passer pour des étudiants argentins, nous faisant bénéficier d’une réduction de plus de 50%… sur des montants de plus de 100€ par personne c’est plus qu’intéressant ! Le temps est couvert et très frais mais c’est très revigorant. On navigue vers l’antarctique doucement.

Le premier arrêt est l’île aux lions de mer qui baillent bruyamment (et à l’haleine putride) en se prélassant sur les rochers de cette petite île d’une centaine de mètres carrés. Un peu plus loin se trouve la même petite île mais cette fois-ci recouverte de cormorans braillant en décollant et atterrissant constamment.

Au bout d’une heure de navigation on aperçoit enfin au loin le fameux phare du bout du monde, rouge et blanc, le dernier avant l’antarctique. L’impression est unique, avec ces magnifiques montagnes aux toits enneigées en arrière-plan, le canal agité, ce phare sorti de nul part… un vrai décor de bout du monde…

Puis le clou du spectacle : une île de pingouins papou… Enfin le clou… censé parce qu’au final les pingouins papous sont les plus petits de l’espèce, et on n’a même pas pu descendre du bateau pour marcher droit comme un i avec eux… Le retour se fait d’une traite, en regardant une projection de ‘la marche de l’empereur’ à demi-yeux car la fatigue et les mouvements du navire agissent telle une berceuse.

Une fois à quai nous rejoignons Patricia qui nous emmène chez elle pour se faire quelques sandwichs de Milanaises avant de filer au magnifique Parc National de la terre de feu. Là encore les écarts de tarifs entre résidents argentins et étrangers sont ahurissants, variant de 10 à 80 pesos l’entrée ! Après quelques minutes de marchandage tout en montrant sa carte de résidente Ushuaïa, Patricia arrive à nous faire rentrer de nouveau en tant qu’Argentins, étudiants qui plus est (réductions supplémentaires) en rentrant dans le jeu de Nico affirmant que nous sommes à l’Université de Buenos Aires. Un amour cette hôte ! Nous pénétrons donc dans ce parc tout droit tiré des paysages du film ‘Into the Wild’, en encore plus impressionnant par la diversité des tableaux.

Le premier est la Laguna Verde, entièrement verte comme son nom l’indique, aux magnifiques reflets émeraude. Le deuxième la Laguna Negra, un lac à l’eau noire comme l’ébène à cause des tourbes qui en garnissent le fond. Ushuaia est le premier et dernier exportateur mondial de Tourbes, qui alimentent des centrales électriques dans le Nord du pays et à l’étranger. Beaucoup d’autres panoramas suivent ces lagunes jusqu’au somptueux Lago Roca, encadré au loin par deux monts magnifiques. Un long arrêt d’admiration s’impose… Nous en profitons pour tester quelques ricochets sur l’eau limpide et réfléchissante du bout du monde… Qu’il fait bon être ici malgré le froid !

Nous rentrons tranquillement en ville pour aller dans ‘La Boutique du Livre’, la renommée librairie d’Ushuaia. Là, Hélène s’achète l’anthologie ‘In Patagonia’ de Bruce Chatwin en anglais tandis qu’Adé regrette que celle de Fitz Roy, Aux confins de la terre, n’existe pas en petit format. Elle se rabat donc sur deux livres de poches en Français et NAH World Tour investit dans un guide de langue anglais-russe en prévision du trajet en transsibérien…
Le repas du soir, notre dernier déjà, est partagé de nouveau avec les deux générations de cette famille argentine si accueillante…

Nous parlons beaucoup du statut particulier des Ushuaiens qui sont exonérés d’impôts, ont des subventions pour le gaz, l’électricité et l’essence, et bénéficient en plus de salaires 5 fois plus élevés que dans le reste du pays… Cette situation extraordinaire est expliquée par des raisons purement géopolitiques. La Terre de feu est géostratégiquement très importante, pétrolifèrement parlant et géopolitiquement parlant puisqu’elle est le dernier espace de terre avant l’antarctique et les îles Malouines où se trouvent des ressources énergétiques encore très importantes et inexploitées. Pour garder la suprématie de cette région du monde, l’Argentine devait la peupler d’Argentins, pour éviter que des Chiliens ou des Britanniques leur prennent la place. Tout fut fait pour attirer des Argentins ici mais la rudesse de la vie, infrastructures et climat, était un obstacle trop grand. Ce furent donc les bagnards qui firent office de premiers colons et surtout de main d’œuvre courageuse pour rendre cette nature sauvage habitable. Les avantages accordés par le gouvernement ont perduré, et à l’heure des conflits avec la couronne britannique pour la suprématie sur les îles malouines, ils ne sont pas près de cesser, tout comme les porte-avions et autres camps armés argentins ne sont pas près de quitter la zone… Du coup les salaires ushuaïens tournent aux alentours des 6000 US$ pour un fonctionnaire alors que la vie n’y est pas beaucoup plus cher qu’ailleurs puisque le prix du transport depuis Buenos Aires est compensé par l’absence d’impôts et de taxes. Sans compter les subventions sur l’énergie. On comprend mieux pourquoi Ushuaia croit chaque année malgré l’aspect peu attirant que son climat (des jours très longs mais froids en été, et très courts et glacials en hiver). Notre séjour aux confins de la Terre fut court mais tellement intense.

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Ushuaia, bout du monde

Feb 2

Aujourd’hui mardi 17 janvier, notre avion atterrit à Ushuaia en fin d’après-midi, et en sortant des douanes, Hélène recherche des yeux des personnes qu’elle avait rencontrée une fois il y a 11 ans de cela. Il s’agit de Catalina et Ciano Gomez, un couple italiano-espagnol ayant grandi et vécu en Argentine, amis de la mère d’Hélène depuis le temps où elle vivait ici. Ils viennent nous chercher à l’aéroport avec leur fille Patricia. Très attentionnés, il nous montrent tout de suite nos belles petites chambres, dans une maison en bois typique d’Ushuaia.

Nous logerons dans la maison de Patricia, à côté de son cabinet de dentiste. Ciano est à quelques rues. Il nous montre les tableaux de son épouse et le trottoir, sous lequel il a installé un chauffage au sol pour éviter que la neige et la glace y prolifèrent l’hiver ! Pour que l’on profite au maximum du très peu de temps que l’on dispose à Ushuaia, cette famille en or nous a concocté un emploi du temps en béton. Patricia se propose d’être notre chauffeur pour notre séjour. En plus de logeuse, restauratrice et blanchisseuse ! Bref on part en centre-ville. Le ciel est bien gris, l’air très froid mais on sent que l’on vit quelques chose d’unique, entre les monts enneigés et le port du bout du monde.

Les maisons d’Ushuaia sont colorées mais pas très belles. Elles paraissent comme sortis d’un vieux livre d’images de Patagonie du début du siècle, vieillies, abîmées par le vent et les intempéries, par l’air sec, par la neige… Leur toit est dit ‘alpin’, en deux pentes raides de tôles quasiment jusqu’au sol.Nous longeons le port jusqu’au musée Presidio, l’ancien bagne du bout du monde. Les premiers habitants d’Ushuaia étaient des prisonniers aux crimes graves, puis des prisonniers politiques… On apprend l’origine du terme « Terre de feu » qui se réfère à la première vision qu’en ont eu les explorateurs espagnols en arrivant dans ces confins : des flammes au loin, qui étaient en réalité les feu que les Yaghanes, les habitants indigènes de cette région du monde, gardaient allumés en permanence sur leur embarcation pour cuisiner et se réchauffer. Ils vivaient nus dans de grandes barques, vivant de la pêche et du troc avec d’autres familles-bateaux. La visite est impressionnante, surtout la partie non restaurée des bagnes, qui glace le sang de par la température et par l’ambiance qui y règne…

Retour à la maison en passant devant les pistes de ski où viennent s’entrainer en été toutes les équipes de ski européennes et nord-américaines avant de diner de merveilleuses milanaises.

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Perito Moreno, notre merveille de la nature

Jan 27

Aujourd’hui lundi 16 janvier, nous voilà levés de bon matin (de toute façon ici la nuit ne dure que 4 ou 5h donc le soleil nous aide à quitter les bras de Morphée) pour aller prendre notre bus vers le glacier Perito Moreno . 8h , nous sommes dans le bus tout va bien … et là , REVELATION , nous avons bien l’appareil photo mais…sans batterie ! Nous l’avons oubliée à l’hôtel où nous l’avions mise à charger… Bon… Un petit mensonge au chauffeur sur une sombre histoire de problème de santé urgent et il nous attend le temps de l’aller retour en taxi… OUF ! Et je suppose qu’en voyant les photos vous nous comprenez… Nous voilà donc partis AVEC l’appareil photo vers le parc national .

La route est sublime , à chaque virage nous découvrons tantôt le bleu éclatant du lago Argentino, tantôt le blanc immaculé des neiges éternelles…

Puis, il y a un virage un peu spécial, celui qui nous fait découvrir l’indescriptible glacier, cette vue nous laisse tous sans voix, scotchés à la fenêtre, impossible de défaire nos yeux de cette vue, tandis qu’Hélène, submergée par l’émotion, tente de sécher ses larmes…

Quelques mètres encore et nous descendons du bus pour accéder au mirador … 5h, ça nous paraît beaucoup pou observer un glacier… Que nous sommes naïfs ! Le glacier ne s’observe pas seulement, il s’écoute ! La glace se brise, puis tombe dans le lac dans un bruit assourdissant, formant une explosion d’eau…

Whaou, on est sans voix, on en veut encore ! A partir de ce moment, nous ne quitterons plus le glacier des yeux, guettant chacune des chutes de glaces, des plus petites aux immenses blocs de glaces qui se détachent du bas du glacier et forment des grottes… Nous croyons avoir tout vu, lorsque un bruit énorme attire notre vue… Un bloc de glace bleu azur d’une vingtaine de mètres sort de sous l’eau, un peu comme le ferait une baleine, éclaboussant des centaines de mètres, puis s’enfonce doucement… Nous venons d’assister à la naissance d’un iceberg , qui paraît si petit maintenant… Une expérience incroyable , nous avons eu de la chance ! Il est bientôt temps de repartir, nous regagnons le bus avec un pincement au cœur, quand reverrons nous ce glacier, qui est, pour l’instant… Notre merveille du monde…

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El Calafate et Lago Argentino

Jan 27

Aujourd’hui dimanche 15 janvier, attente bien longue à l’aéroport dès 3h30 du matin. Vers 9h on atterrit à El Calafate. Ici le vent et le sol empêchent toute végétation autre que des mousses et de tout petits arbustes. A l’approche de la ville on s’aperçoit de la sécheresse des environs, sur les routes de terres, avec de petites maisons balayées par le vent. L’architecture est assez quelconque mais notre auberge est sympathique. Les prix sont tellement élevés qu’on profite de la présence d’une cuisine dans l’auberge pour s’acheter des pates que l’on se fera.
 
Malgré la fatigue qui nous pèse, on sort pour faire un tour de la ville et surtout se rendre au lago argentino, le plus grand d’Argentine avec quelques 1500 kilomètres carrés de surface, et son fameux bleu turquoise hypnotisant. Mais après deux heures de marche, toujours pas de lac à l’horizon. On a beau nous avoir dit qu’il n’était pas loin, « par là », on commence à trouver le temps long… Finalement on demande à un homme dans un ranch et finissons par atteindre le lac… Le ciel s’est couvert et le lac n’est plus turquoise mais la vue reste magnifique.

Pour rentrer on décide de faire du stop en regardant avant les voitures passant. Un jeune couple s’arrête, nous grimpons et ils repartent en trombe, musique à fond. En moins de deux minutes avec de bonnes pointes, nous sommes arrivés près de notre auberge ! Efficace ! Petite soirée tranquille en cuisinant nos pâtes après avoir acheté nos billets de bus pour le lendemain 8h.

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Coup de foudre à Buenos Aires, part II

Jan 25

Aujourd’hui samedi 14 janvier, réveil assez tôt pour bien profiter de cette ville magique. On décide de se faire tous les 4 une grande marche dans le microcentro, en commençant par une visite de la Casa Rosada.

On remonte ensuite l’avenida Florida, extrêmement animée et commerçante jusqu’à rejoindre en début d’après-midi les fameuses Galerias Pacifico, dont l’architecture, le dôme intérieur et les boutiques de luxe rivalisent avec les Galeries Lafayette de Paris.

Vers 16h30 nous prenons le métro pour rentrer. Mais avant cela on nous a parlé d’une station de métro datant des années 50, où l’intérieur des wagons est entièrement en bois ancien, et où l’on ouvre nous-même les portes. Sur place en effet le transport dans le temps est immédiat.

En ressortant Nico, Luz et Hélène entrent dans le café Tortoni, le plus vieux de Buenos Aires, devant lequel une queue est toujours formée. Les fauteuils en vieux cuir vert, les nombreux tableaux, le bois noir, les vases anciens et les serveurs en costumes noirs confèrent au lieu une ambiance chaleureuse et particulière bien qu’un peu bruyante.

Hélène ressort se reposer avant de raccompagner Luz Maria à la gare routière. Luz nous remet émue une petite lettre et un pin’s d’Argentine. Promis, il faut qu’elle tente de venir en France pendant ces échanges d’études.

Pour plus de photos et en meilleure qualité (les couleurs sont altérées sur le site): PHOTOS

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Coup de foudre à Buenos Aires, part I

Jan 25

Aujourd’hui vendredi 13 janvier, réveil frigorifié dans le bus arrivé à Retiro, la gare routière de Buenos Aires… Heureusement en sortant il fait déjà un bon 25 °C. Cette gare routière est bien sale en revanche… On sort de la gare où la première vue est assez négative. Un espèce de bidonville-marché nous accueille mais on pénètre vite dans le métro. On ressort 4 stations après Avenida de Mayo, où on a repéré une auberge pas mal et pas chère. Elle est complète mais on nous en conseille une autre où il y a de la place… On est séparés tous les 4 dans 4 dortoirs différents mais c’est très bien comme endroit. On ressort vite pour profiter au maximum. On a entendu parler d’un bus jaune touristique qui fait tous les quartiers majeurs. On est plutôt contre ça mais dans notre cas- peu de temps disponible et surtout une ville aux dimensions hors-normes- ça s’avère très approprié.

70 pesos, ce n’est pas donné mais ça vaut le coup. On passe par les plus grandes avenues, la mayo bien sûr, mais surtout la 9 de Julio, la plus large au monde, avec plus de 16 voies à certains endroits, de chaque côté de l’impressionnant obélisque blanc.

Après le microcentro on va vers le quartier Montserrat et sa plaza de Mayo, d’où partent toutes les plus grandes manifs, est magnifique. Autour du petit obélisque, encadré par la casa del gobernador et surtout la casa Rosada, le palais présidentiel tout rose (dû soit aux traditions de peindre avec du sang de bœuf, soit à la volonté d’unir les deux couleurs des groupes politiques ennemis : fédéralistes contre unionistes) . Puis le bus passe à l’arrière, devant un magnifique palais hébergeant le ministère de l’administration sociale. Il se dirige vers la Boca, le quartier populaire par excellence, où les maisons recouvertes de plaques de tôle colorées, peintes de couleurs différentes et vives (résidues des anti-fooling des bâteaux) donnent un aspect très jovial.

On s’arrête devant le stade du club Boca Juniors, où a débuté le dieu national : Maradona.

Puis on descend du bus à Caminito, une rue très touristique et animée où se produisent des danseurs de tango. Atmosphère enchanteresse… On se sent tellement bien… La magie de Buenos Aires commence à opérer… Les photos se prête particulièrement au lieu.

Après 45 minutes on remonte dans un des bus jaunes direction le quartier de Puerto Madero, le nouveau quartier de luxe le long de l’océan et des anciens docks. Les gratte-ciels sont impressionnants! Les rues sont larges, propres, nets, tout est beau, soigné, haut.

On poursuit vers le Nord à San Telmo en passant devant la belle place arborée San Martin qui est elle dans le microcentro. Puis toujours vers le Nord on arrive au Palermo et ses nombreux parcs gigantesques, le jardin botanique, le rosendal (parc de plusieurs milliers de roses), le jardin zoologico, le planetarium, le jardin japonais, le plus grand terrain de polo du monde, le majestueux hippodrome… mais aussi une grande mosquée privée (d’un Cheick d’Arabie saoudite) et surtout le premier parc à thème religieux du monde centré autour de Jésus et de la cène.

Toutes les 30 minutes, un grand Jésus s’élève dans les airs au-dessus d’une réplique du mont sinaï, pour symboliser la résurrection. Ce parc est LA sortie des écoles catholiques d’Argentine. Plus au Nord encore on atteint Belgrano et ses rues destinées à la consommation de masse. On redescend au sud par Palermo viejo, quartier huppé comprenant nombre de bars, clubs et boutiques de luxe. Et un petit, mais connu, quartier chinois. En repassant devant le jardin botanique, on descend du bus pour y jeter un œil, avant d’aller prendre un petit casse-croute et de se diriger vers le planétarium. On arrive à avoir de justesse la dernière séance sous la géode à 17h30. On reprend le bus vers le quartier Congresso, en passant devant le majestueux Teatro Colon.

Puis on rentre et on prend une petite douche, on s’apprête et on ressort pour se rendre à une Milonga (sorte de club où l’on vient observer et danser le tango) prestigieuse du centre de Buenos Aires. Un couple vigoureux qui doit avoir plus de 70 ans danse sans s’arrêter sur la piste. On s’installe sur une table aux premières loges. Toute la soirée des couples défilent pour effectuer des pas de cette danse si difficile mais si sensuelle. La moyenne d’âge de la salle est plutôt élevée mais un jeune couple d’une vingtaine d’année impressionne l’audience… Les heures passent et les paupières se font lourdes… Vers 1h30, on rentre.

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Cordoba en 2 jours et en couchsurfing, c’est parti !

Jan 21

Aujourd’hui mercredi 11 janvier, réveil dans le bus et taxi direction la petite maison excentrée de Nico et Zulay, deux Colombiens installés en colloc ici depuis 5 mois. Mais c’est un autre couple de Colombiens qui nous accueillent. On fait connaissance autour d’un petit thé avant de filer découvrir la ville. Aller hop, on saute dans le premier trolley qui passe (non bon, en fait on a un peu galéré pour acheter les tickets mais bon, on a fini par monter dedans !) et c’est parti pour remonter toute l’avenida Colon jusqu’au centre. Nous descendons à deux pas de la basilique San Domingo, mais manque de chance elle est fermée… Pas grave, ce sera pour plus tard ! Nous nous enfonçons dans les rues piétonnes vers l’ancien quartier jésuite et son impressionnante église de la Compania, certainement la plus belle église qu’il nous a été donné de voir jusqu’ ‘ici…
Nous profitons de l’ambiance des rues piétonnes et de ses petits concerts de rue avant de rentrer dans l’Université de la Manzana, mais nous n’aurons pas l’occasion de pouvoir visiter sa bibliothèque qui -paraît-il- vaut pourtant vraiment le détour.

Nous continuons notre ballade dans ce charmant quartier puis nous décidons pour aller déjeuner en terrasse avant d’aller découvrir le « nouveau » Cordoba.

C’est donc l’estomac rempli que nous partons vers le passage du Bon Pasteur (Pasaje del Buen Pastor) qui présente des œuvres contemporaines, photographies et autres statues…


Puis nous allons visiter la Cathédrale Cappuchino avant de nous s éparer : Nico part prendre quelques photos, Hélène visiter encore quelques merveilles de la ville tandis qu’Adé et Luz partent à l’assaut des quelques shopping centers de la ville !

Nous nous retrouvons tous (avec 2 nouveaux couchsurfers) chez Zulay et Nico, qui nous convient à une soirée dans un bar ou Nico est serveur. Nico ira y passer une soirée très sympa tandis qu’Adé et Hélène profite de pouvoir récupérer quelques heures de sommeil…

Le 12 janvier, nous nous réveillons un peu plus tard et là encore on se sépare : Adé et Luz retourne faire des malheurs à la mode argentine (il faut dire que la mode argentine est très très sympa  et vraiment pas chère!) tandis qu’Hélène se ballade et Nico récupère à son tour ses heures de sommeil… Adé, Luz et Hélène se retrouvent à midi et déjeunent dans un très bon restaurant étonnement bon marché, avant de partir vers le Parc de Sarmiento, un peu décevant avec son herbe brûlée et son manque d’animation… Nous faisons tout de même une petite sieste à l’ombre d’un arbre avant de retourner chez nos hôtes et de nous préparer pour notre bus de nuit vers Buenos Aires…

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Tucuman sous les 50 °C

Jan 17

Aujourd’hui mardi 10 janvier, réveil dans les montagnes. 1h de taxi plus tard et nous voici au centre de Tucuman où on va tenter de récupérer le colis de Lonely Planet surlignés, envoyés de France . Deux heures de queues dans des bureaux étouffants plus tard, on expérimente une fois de plus la non-efficience de l’administration argentine. Alors que le colis est arrivé il y a plus de deux semaines, on devrait repasser dans deux jours aux douanes… sauf qu’on part ce soir pour Cordoba… Luz, adorable, dit que son père pourra s’en charger et nous le renvoyer à Ushuaïa… On ne sait pas combien ça va nous couter cette histoire mais bon… on n’a pas trop le choix. Malgré les 50°C au soleil on visite courageusement le centre-ville  avec notre merveilleux guide qu’est Luz: la cathédrale, la casa del gobernador, le musée de l’indépendance (c’est à Tucuman que fut créé le drapeau argentin par Belgrano en 1812 et prononcé l’indépendance)… Vers 15h une forte pluie chaude nous fait rentrer chez Luz, dans une petite maison jaune de Yerba Buena, où le temps passe agréablement avant le départ le soir pour notre bus.

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Yerba Buena, oasis revigorante et retrouvailles d’enfance

Jan 17

Aujourd’hui lundi 9 janvier, réveil tout doux et petit plongeon matinal dans la piscine. C’est l’anniversaire d’Adélaïde aujourd’hui. La mère d’Hélène appelle pour lui organiser une petite surprise afin qu’elle puisse recevoir elle aussi un appel de sa mère. L’après-midi l’oncle d’Hélène nous propose une marche sportive dans la montagne en face : l’ascension du cerro San Javier, faisable en 40 minutes de marche selon lui. Nicolas et Hélène s’y lancent mais sans savoir ce qui les attend… Non seulement parce que cela grimpe à pic mais surtout parce que le rythme imposé est très (trop) rapide. Nico tente de le suivre à distance mais le souffle au cœur d’Hélène la fait lâcher. Arrivés en haut (plus de 1000 mètres de dénivelé en 55 minutes), on redescend. Cette fois-ci c’est les genoux de Nico qui lâchent. On finit par tous arriver en bas, pas fâchés d’avoir terminé !

On n’a pas d’entraînement pour ça nous! et la fatigue accumulée dans les bus de nuit commence à se faire sentir… Un saut dans la piscine, juste le temps de faire les valises et Luz Maria, l’amie d’Hélène quand elle étudiait ici, arrive en taxi. On s’entasse à 5 (avec le chauffeur) dans une vieille Renault pour une heure de route jusqu’à la maison de campagne de son copain, où un formidable asado nous attend. La mère d’Isaias, le copain de Luz, est curieuse de tout ce qui concerne la France et les Français, ça fait plaisir.

Il fait bien plus frais dans ces montagnes que dans la vallée… mais il y a bien plus de moustiques aussi. A 23h, coupure d’électricité. Ah mais c’est parfait pour apporter le gâteau d’anniversaire au citron commandé pour Adé !
 

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