Archive for Amérique Latine

Guatemala Cuidad, transit

Dec 19

Aujourd’hui vendredi 9 décembre 2011, lever en douceur dans notre tendre hostal ‘Jungle Party’. Nous montons dans un bus ‘collectivos’ à destination de la capitale. Mais les bus publics ici ne sont pas de tout repos ! Nos bagages et nos propres corps sont trimbalés d’un bout à l’autre tandis que les enfants hurlent à chaque virage pris secs et vite par le chauffeur fou. Presque deux heures après il nous dépose dans une banlieue craignos où un taxi en voiture banalisée nous accoste directement… Nous n’avons pas confiance, nous le fuyons mais le quartier fait vraiment peur. Les rares personnes nous observent d’un mauvais œil et le faux taxi nous lâche pas. Heureusement un miracle se produit : un taxi passe dans la rue quasi déserte. Nous montons dedans précipitament et lui donnons l’adresse de notre couchsurfer. Après avoir traversé des quartiers semblant en guerre civile, d’autres déserts ou inquiétants, nous voici dans le district 21… pas beaucoup mieux … Giovanni nous attend à l’entrée. C’est un grand Guatémaltèque rasé de plus de 27 ans. Adorable, il nous loge chez lui pour la nuit malgré la modestie de son appartement, une pièce avec 1 canapés et 3 fauteuils, et une pièce avec un lit. Nous traversons un petite cour et pénétrons dans sa maison par une petite porte cachée sur la droite. Giovanni a travaillé à New York pendant 6 ans, c’est là que Nico l’a rencontré une année plus tôt, par le biais de sa soeur. Mais il est rentré pour ses deux filles.

Giovanni doit aller travailler. Nous restons là, sans savoir où nous mettre ni quoi faire… la faim finit par nous faire sortir.  Des enfants nous observent, ils veulent jouer avec les chats. Nous sortons. Mal à l’aise, nous n’allons pas bien loin. On prend quelques cuisses de poulet dans un des seuls magasins ouverts, quelques pâtisseries vraiment pas ch ères et rentrons vite avant de nous faire tuer ! Le temps s’écoule lentement et Giovanni rentre enfin. Il veut sortir à la feria dans une rue plus loin pour diner…. Euh… Comment dire ? Mais il fait nuit là ? Nous y allons et là : surprise : grosse ambiance, foule, tacos et churros. Mais bon, la peur n’est jamais loin, les magasins sont toujours aussi barricadés de barrières . Nous rentrons vite et nous mettons avec lui devant American Pie II. Plus de minuit et nous réservons notre taxi pour l’aéroport pour 4h car notre avion décolle à 7h. Dans tous les cas la nuit sera courte.

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Hasta Antigua, joyau du Guatemala

Dec 18

Aujourd’hui, jeudi 8 décembre 2011, nous avons roulé toute la nuit depuis Florès. Le périple ne fut pas franchement évident, après 1 ou 2 heures de sommeil nous arrivons les paupières lourdes à la gare routière de Guatemala Ciudad. Et là, le chaos. Des fusils à pompes partout bien évidemment et tous les regards de tueurs braqués sur nous dans un hall miteux où se promènent à l’aise des cafards mutants de la longueur d’une demi-main. Il est 6h du matin et un inconnu mal rasé nous balance en crachotant avant de disparaître tout aussi vite : « Pour Antigua, votre taxi arrive dans une heure »… Et bien, quel accueil. Exténués, frigorifiés et apeurés nous nous asseyons sur le sol crasseux entre les poubelles. Une heure après on aperçoit un homme tenant un bout de papier noté « Antigua », enfin.

Nous montons à l’arrière du collectivo. Le chauffeur n’a pas l’air trop agressif, nous commençons à le questionner sur le Guatemala, sur notre étonnement de voir des fusils à pompes à chaque coin de rues, même pour garder un simple magasin de chaussettes. Pour lui c’est normal, c’est une manière d’assurer sa sécurité, sinon tout le monde se ferait braquer. C’est dangereux de se promener sans arme à cause des narcos. Lui-même a un semi-automatique, un colt, on veut le voir ? Ah oui quand même, c’est impressionnant à 50 cm de soi.
« Mais…vous l’avez déjà utilisé ?

-Pas vraiment, si je tue avec je peux avoir des soucis. Mais je l’ai plusieurs fois sorti juste pour impressionner et éviter de me faire agresser.

-Mais tout le monde peut avoir une arme au Guatemala ?`

-Ah non il faut une licence tout de même.

-Et c’est compliqué à avoir ça ?

-Pas vraiment. Il suffit d’aller à la préfecture. »

Ah oui ça change tout en effet !

A 8h notre taxi nous dépose sur un trottoir d’Antigua. En face ? Une laverie. La destinée nous y envoit, nous y déposons donc notre bon gros paquet de linge sale qui sera à récupérer, propre, sec et plié pour quelques euros dans 2h. Deal. Nous nous dirigeons vers la plaza central où nous nous attablons autour d’un café, avant de repartir à la recherche d’un endroit où dormir. Encore une fois c’est notre Lonely Planet qui aura le meilleur deal : la Jungle Party, une auberge de jeunesse très bon marché, internationale et bon esprit : tout ce qu’on aime. L’après-midi est consacré à la visite de la ville, ses paysages volcaniques et ses édifices colorés maintes fois restaurés. Antigua était autrefois l’ancienne capitale de toute l’Amérique Centrale. Mais un premier grand tremblement de terre en 1773 détruisit une grande partie de la ville et ordre fut donné à tous les habitants de quitter la ville. La capitale guatémaltèque fut transférée au lieu actuel. Heureusement certains villageois décidèrent de rester sur les terres de l’ancien joyau du pays et peu à peu grâce aux cultures de café, la ville se repeupla et le gouvernement accepta après des années de pression, de rénover certains des plus beaux bâtiments. Malheureusement, plusieurs autres séismes secouèrent la ville et réduisirent à néant ces efforts, notamment celui de 1976. En 1979, comme pour donner de la motivation aux efforts de restauration, Antigua fut inscrite au patrimoine mondiale de l’UNESCO.

Nous nous mettons ensuite en quête du marché artisanal de la ville… sans grand succès. La ville a beau être toute petite et entourée de volcans, il y est très difficile de s’y repérer puisque les noms des rues varient souvent et se ressemblent. Nous arrivons finalement sur un grand marché mais qui semble plutôt sortie des usines chinoises que des ateliers manuels du Guatemala… Déçus, nous rentrons vite à l’auberge, passant devant de nombreux échoppes très.. typiques (dédicace aux collègues d’Atlantis de Nico).

Notre dortoir aussi nous rappelle les usines choinoises…ou plutôt les dortoirs des ouvriers chinois : sous les toits pas isolés, une enfilade de matelas posés à même le sol. A ceci prêt que ça nous plaît et qu’on n’a pas le droit d’y utiliser notre linge propre (pas de sac de couchage non plus) pour éviter d’y amener les parasites qu’ils pourraient transporter.

La soirée fut très enrichissante avec un G.I américain qui revient d’un an en Afghanistan. Fils d’ambassadeur, il est né au Brésil et a vécu dans une quinzaine de pays. Une fois sa graduation, il avait envie (besoin) de quelque chose qui lui apporte les racines qu’il n’a jamais vraiment eu. Pour se sentir vraiment américain il est rentré dans l’armée américaine en 2004. Et dès 2006 il a tout fait pour avoir ‘la chance’ d’aller en Afghanistan. Pourquoi ? Parce que « c’est comme ne pas être sélectionné pour un match de foot. On s’entraîne tous les jours pour ça, et rester sur le banc des remplaçants est une frustration extrême. Après 3 ans d’entraînements à la guerre on a envie de rentrer sur le terrain » Oui enfin bon ça ne te faisait pas peur ? « On meurt moins en Afghanistan que sur les routes américaines… et puis j’étais sur une base. Et surtout il ne faut pas croire les films. Démineurs, Brothers… tout ça c’est très hollywoodien. Il n’y a jamais d’alcool mais oui beaucoup de playstation. Mais la sécurité est très présente même si ma mère n’a pas dormi pendant un an. »

{…}

Minuit… mon dieu nous avons loupé les deux seuls créneaux de la journée d’eau chaude (8-10h a.m et p.m). La douche sera pour demain. Good night all !

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Des mayas à la fête du diable…

Dec 9

Aujourd’hui , mercredi 7 Décembre , on se lève tôt , très tôt même (3h45) pour aller visiter Tikal, parc national de ruines mayas , c’est le prix à payer pour être là-bas à l’ouverture du site à 6h.  On arrive donc tandis que le soleil se lève et on part en visite guidée pour les 4 prochaines heures .
A peine entrés dans le parc la magie opère , on croise des coatis , des singes-araignée , des toucans , piverts , le tout au milieu d’arbres immenses avec des lianes très épaisses , cette fois nous traversons la jungle à pied  , et cela prend une autre dimension …

 

Nous approchons des premières ruines : des temples desquels on a une vue sur les sommets des plus hauts temples (temples I et IV) . Ce qui nous frappe est que ceux-ci ne sont restaurés qu’à moitié , notre guide nous explique alors qu’il existe une loi d’archéologie au Guatemala qui interdit de restaurer plus de 50% des temples . Nous apprendrons aussi avec étonnement que l’un des des principaux financeurs du projet de restauration est Coca Cola .


 

On continue de s’enfoncer dans la jungle , on ne croisera à notre grand desespoir ni tarentule ni serpent mais beaucoup de singes , ragondins et coatis . Le guide nous montre toutes les petites curiosités de cette flore : les « mimosas » petite fleurs (de la taille d’un trèfle) qui se replie sur elles-mêmes quand on les touche , des champignons oranges fluos très toxiques et l’arbre à chewing gum !

Nous arrivons finalement au temple IV , le plus haut du site : une vue imprenable sur les cimes ,  on a l’impression de dominer le monde ici ! Les bruits qui émanent de cette flore et qu’on ne peut malheureusement pas vous retranscrire nous prennent aux tripes…
Nous redescendons et continuons notre avancée dans la jungle vers d’autres sites , l’acropolis del norte (consruite entre 500 et 700 ap JC) , le monde perdu (200 av JC)…  Tous aussi impressionnants les uns que les autres !

Nous rentrons à l’auberge en début d’après-midi , et on se rappelle que l’on est le 7 décembre, c’est un jour important au Guatemala : La Quema del diablo . A partir de 17h , chaque famille sort son diable en papier maché et le fait exploser avec des pétards avant d’y mettre le feu ! Les femmes ont passé leur journée au fourneaux et vendent dans la rue les spécialités guatemaltèques … une ambiance incroyable qui nous fait finalement aimer un peu plus ce pays !

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Du Mexique au Guatemala

Dec 9

Aujourd’hui , mardi 6 décembre , on se lève tôt (5h) pour partir vers le Guatemala . Un chauffeur est censé passer nous prendre à 6h devant la posada , 6h15 personne , 6h30 toujours personne… Le stress monte tandis qu’on profite de la ville qui s’éveille .

Le chauffeur arrive finalement avec 45 minutes de retard, et nous entamons notre périple vers le Guatemala . Nous voilà donc repartis vers la jungle ,  qui s’éveille cette fois ! Le soleil se lève sur ce que nos amis mexicains appellent « la selva » et il s’en dégage un épais nuage de rosée qui monte lentement vers les cimes , magnifique !

On arrive à Frontera Corozal (frontière côté mexicain) un peu avant 10h , la chaleur est déjà étouffante ! On se rend dans la petite délégation de la migration pour faire tamponner nos passeports par un douanier qui nous fera un peu patienter en les épluchant page par page… Puis nous partons à pied vers l’embarcadère.

Une lancha nous attend , ce sont des bateaux très fins et longs , on charge nos bagages et nous voilà partis pour une demi heure de navigation sur ce fleuve sauvage vers Béthel , la frontière guatemaltèque .

Nous débarquons les pieds dans la boue tandis qu’on nous saute dessus pour nous échanger nos derniers pesos contre des quetzals (la monnaie guatemaltèque) , puis on rentre dans une petite cabane en bois où l’on nous fait remplir le papier qui nous servira au poste frontière . On monte dans un bus sans âge et on prend la route , quelques minutes plus tard nous voilà à Béthel ; pour l’équivalent de 4€ chacun on nous tamponne nos passeports avec le sourire et un « bienvenidos » en prime. Nous remontons dans ce qui s’avère être notre bus pour encore 5h de route  , et nous découvrons pour la première fois le Guatemala .

Sur la route vers Flores , encore une fois nous traversons des paysages magnifiques , des chevaux se baignent dans un ruisseau (ruisseau que l’on traversera en bus , et oui , la première chose qui nous surprend est l’état des routes guatemaltèques , qui semble bien plus mauvais qu’au Mexique) et l’on croise beaucoup d’habitants en costume traditionnels.
 
Vers 16h nous arrivons à Santa Elena et là notre impression est bien plus mitigée , les bâtiments ne sont pas entretenus et commerçants , taxis et même passants sont armés jusqu’aux dents, on n’a pas vraiment l’habitude de voir ça ! Finalement nous arrivons à Flores , petite ville sur une île qui paraît plus accueillante . Tandis qu’un rabatteur essaye de nous vendre auberges et excursions , on arrive finalement à l’auberge que l’on avait réservée : Los Amigos , une auberge hors du temps , aux style hippie avec de grands hamacs et des cours de yoga , notre dortoir se situe presque en extérieur , on y entend tous les bruits de la nature : MAGIQUE .

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Sur la route….

Dec 9

Aujourd’hui , lundi 5 décembre , nous arrivons à Palenque , passsage obligé lorsqu’on transite du Mexique vers le Guatemala, cela fait une demi-journée que nous sommes sur la route et nous pensions donc ne rien avoir à vous raconter…. Et pourtant !!! Nous sommes donc partis de San Cristobal en début d’après-midi , après avoir passé une matinée avec nous couchsurfers une fois encore très sympas , direction Palenque : 60 km à vol d’oiseau , 230 par la route (ça nous semblait bizarre…) et en plus ils prévoient 6h de trajet , on ne savait pas vraiment ce qui nous attendait…

Nous voilà donc partis dans un bus tout confort , et à peine une demi heure après le départ nous comprenons : nous nous rapprochons de la jungle et commençons à grimper dans les montagnes mexicaines , dès lors , on restera scotchés à notre fenêtre ! De kilomètre en kilomètre la végétation devient plus dense , la jungle plus sauvage et les gens plus rares : on croise quelques enfants qui rentrent d’une école perdue dans la jungle , certains avec leurs chevaux , d’autres qui se lavent dans de petites cascades… Incroyable !

Il nous faudra bel et bien 6h par cette petite route pour atteindre Palenque , et là choc thermique : il fait extrêmement chaud et humide alors qu’il est déjà 20h , on a l’impression d’avoir changer de monde !!! Nous trouvons une petite posada pour dormir juste en face de la gare routière où l’on viendra nous chercher pour partir vers le Guatemala le lendemain matin à 6h…

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Entre l’eau et les cimes : San Cristobal y el canyon del Sumidero

Dec 5

 

Aujourd’hui dimanche 5 décembre, nous arrivons au petit matin à San Cristobal de las Casas par notre bus de nuit depuis Oaxaca. Quelle n’est pas notre surprise de constater le changement de température soudaine avec notre précédente destination. Le manteau sorti, le col relevé, nous partons sac à dos à l’assaut de la ville. Pour rejoindre le centre, un taxista nous propose 30 pesos, que nenni, nous irons à pied. 5, 6 barrios despues, nous voici au centre où nous nous réfugions dans un café. Mais celui-ci n’étant pas top, nous ouvrons une fois de plus notre bible -le Lonely Planet- pour trouver la perle rare. Nous voici donc désormais dans un grand restaurant zapatiste typique, magnifique et avec une large carte : perfecto !

Le temps de publier quelques articles et de réserver nos prochains trajets jusqu’au Guatemala et nous repartons à la recherche de notre hôte de ce soir. Encore une fois, pas évident de découvrir l’adresse de nos couchsurfers… mais enfin la porte s’ouvre sur une grande cour ensoleillée avec chien et chats et… une Estonienne, bien sympathique au demeurant, qui nous accueille. C’est dans sa chambre (un coin de la cuisine) que nous installerons nos affaires. En attendant on nous présente les toilettes et la douche en extérieur.

Une autre coloc mexicaine nous met en garde contre notre volonté de faire « el Canyon del Sumidero » dans l’aprèm : il est déjà 13h, le temps qu’on arrive ça risque d’être trop tard et/ou trop cher. On est des fous, on le tente. D’âpres négociations après, nous convainquons un taxi de nous y emmener pour 400 pesos (20 euro pour une heure de route à 3).  Arrivés là-bas, nous montons dans une vedette et nous voilà naviguant à toute vitesse entre des montagnes de plus de 200 mètres de haut, sur un filet de 50 mètres de large où se repaissent crocodiles (on en a approché de quelques mètres 3 ou 4), des charognards et autres bêtes amicales.

 

La vue est vraiment impressionnante, nous en prenons plein les yeux et les oreilles. Une cascade à la forme de sapin sur la droite, un arc en ciel majestueux sur la gauche, un barrage hydro-électrique gigantesque en face…

 

2 heures après nous rentrons éblouis une fois de plus.

Une fois arrivés à San Cristobal, nous tombons par chance sur une procession typique avec des mariachis en costumes traditionnels suivis de porteurs d’une grande vierge et d’une foule compacte de croyants scandant des chants locaux ou catholiques

 

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Les sources froides de Hierve El Agua

Dec 5

Aujourd’hui samedi 3 décembre, notre programme est assez chargé et nous devons partir ce soir pour San Cristobal de las Casas.
Après avoir tenté en vain de faire notre lessive dans la baignoire, la maman de Chris nous indique que nous pouvons utiliser le bac prévu à cet effet qui se trouve dans le patio et nous propose d’utiliser un peu de sa lessive en poudre, nous accepterons volontiers.
Nous sortons finalement assez tard de chez Chris, notre guerre contre la saleté nous ayant quelque peu ralenti. Direction le Zocalo pour acheter nos billets de bus en direction de San Cristobal. Nous partirons à 8h du soir pour arriver le lendemain matin à 7h, soit 11 bonnes heures de bus. Nous profitons une dernière fois du centre ville et de son marché animé puis nous retrouvons François et Jeanne devant la cathédrale pour partir  ensemble vers Santa Maria del Tule.

Nous prenons un taxi pour tous les 6 (oui oui, on tient facilement à 7 dans une petite voiture au Mexique) puisque plus économique que le bus pour nous rendre à Santa Maria del Tule. Nous découvrons après 45 minutes de route le plus grand et le plus vieil arbre du monde (il faut 19 personnes se tenant la main pour en faire le tour) ainsi que l’église et la mairie de Santa Maria del Tule qui sont toutes deux très jolies et typiques.

Après avoir gouté quelques shots de Mezcal (alcool d’agave, délicieux) simplement vieilli, ou parfumé à la noix de coco ou encore au cappuccino, nous reprenons un taxi pour aller découvrir Hierve El Agua. Alors que nous nous attendions à un voyage légèrement long et paisible, celui ci va s’annoncer épique. Une petite heure de route plus tard, le paysage se transforme en un désert de cactus encerclé de montagnes. Nous apercevons enfin un semblant de civilisation au loin, mais nous comprendrons assez vite que ce village est presque une ville fantôme. Cependant, on peut apercevoir un panneau Hierve El Agua, ce qui est bon signe.

C’est en réalité ici que la vraie aventure commence puisque nous passerons une heure à gravir ce caillou, lancés à 50km/h et à 7 dans un petit tacos mexicain. Même si le conducteur nous donne quelques sueurs froides en prenant des virages à toute vitesse alors qu’un ravin de plusieurs centaines de mètres est prêt à nous avaler (inutile de préciser qu’il n’y a aucune barrière ou muret au bord de la route), nous profitons du magnifique panorama qui s’offre à nous. Après quelques pertes de contrôle sur cette route caillouteuse et  sinueuse, nous arrivons enfin à Hierve El Agua.

Ce trajet épique est rapidement justifié lorsqu’on découvre les bassins turquoises au bord d’une falaise de 1200 m. Nous nous rafraichirons dans ces sources bouillonantes mais froides durant deux petites heures avant de devoir repartir sur Oaxaca puisque nous avons notre bus de nuit à prendre. Le retour est au moins aussi grandiose puisque nous sommes cette fois assis à l’arrière d’un pick-up, croisant des bergers et leurs troupeaux de biquettes ou encore de nombreux chiens qui se mettent à nous courser dès que nous les dépassons.
 Une fois chez Chris, nous rangeons rapidement nos affaires pour repartir en direction de la centrale de Bus de laquelle nous partirons. Juste avant le départ, Chris nous fait une très agréable surprise en nous offrant chacun un cadeau typique : un haut en toile pour Adé et Hélène et une petite sacoche tressée pour Nico.
Nous devons déjà quitter Oaxaca mais ce fut une superbe expérience que nous ne sommes pas prêt d’oublier, grâce à l’ambiance qui lui est propre ainsi qu’à notre couchsurfer hors norme (probablement un des meilleurs que nous aurons eu la chance de croiser).

En vidéo: Retour de Hierve el Agua

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Des Zapotèques aux « chapulines »

Dec 4

Aujourd’hui vendredi 2 décembre nous nous réveillons à Oaxaca. Notre hôte de 18 ans se fait guide et nous propose de nous emmener à Monte Alban où se situe le site pyramidale le plus grand et le mieux conservé du Mexique, au sommet des cimes des montagnes environnantes. Les deux Français en voyage, François et Jeanne, nous accompagneront. Après un bus chaotique nous montons dans un taxi… nous ? Oui oui, nous 6, soit 7 avec le chauffeur, dans une espèce de vieille R19. Encore une fois il faut le vivre pour le croire, nous vivons chaque jour des situations incroyables, à rencontrer des gens extraordinaires dans des endroits improbables.C’est à 7 dans 1m carré que nous apprenons que Christopher a vécu aux Etats Unis quand son père était dans une équipe de marathoniens à San Francisco… juste après avoir été sprinter olympique pour le Mexique au JO de 1985. Christopher vient 4 mois à Paris à partir de janvier, pour y apprendre la langue avant de tenter d’y intégrer les cours Florent. Son rêve serait de percer dans le milieu cinématographique. En attendant il apprend le japonais et le chinois tout en s’étalant des crèmes pour avoir une peau parfaite malgré le fait qu’il ne mange que des céréales. Le courant passe vraiment bien.

Le site zapotèque (civilisation entre 30 avt JC et 700 ap JC) est incroyable… Les pyramides s’étendent à perte de vue sur un sommet montagneux à 2300 mètre d’altitude avec vue panoramique sur toute la vallée…sans compter sur le fait que comme à Teotihuacan nous sommes quasiment seuls pour profiter du lieu… Souffle coupé.

 

Une fois redescendu nous nous arrêtons au Zocalo (signifie ‘le socle’ en aztèque et désigne la place centrale, un peu comme le forum latin) d’Oaxaca entourés de maisons toutes plus colorées et typiques les unes que les autres. Rouges, Bleues, Vertes, Ocre, Jaunes, les façades comme les étals nous transportent de bonheur. A cela s’ajoutent les bruits et les senteurs comme ces petites sauterelles grillées à la sauce pimentée qui nous appellent… et nous nous laissons tenter ! ça y est, après en avoir parlé des mois nous goûtons nos premières sauterelles… mouais pas dégoutant. Une texture de chips pour un goût inconnu relevé de piment. Expérience tentée mais peut-être pas renouvelée tout de suite !
Nous continuons vers un marché digne de l’imaginaire indien mais à la sauce mexicaine : merveilleux.

Une fois rentrés, discussions enflammés tous ensemble autour de shots de Mezcla (liqueur d’agave) et de tequila (bien meilleure qu’en France), notre Christopher est vraiment incroyable ! Viva el couchsurfing y viva Oaxaca ! y buenas noches a todos.

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Chapultepec et nouvelles aventures

Dec 4

Aujourd’hui jeudi 01 décembre nous nous levons tôt direction el parque de Chapultepec, au sud-ouest de Mexico, près de là où nous logeons. C’est le plus grandparc de Mexico, s’étendant à perte de vue sur plusieurs hectares, comportant un château (actuelle résidence présidentielle), 3 lacs, de nombreux espaces verts et même un grand zoo. Arrivants devant l’imposant monument aux soldats de la nation, nous sommes tout de suite époustouflés par la grandeur et la sérénité du lieu.


Tout est propre, spacieux, beau, reposant… Il faut dire que nous sommes encore les seuls, l’agitation n’arrivant qu’après midi. Nous observons les pirouettes des nombreux écureuils du parc, pas farouches du tout, nous admirons la vue des buildings en arrière-plan des arbres et des lacs aux airs de Japon puis nous dirigeons tranquillement vers le zoo.


Nous sommes impressionnés par le grand gorille, le Panda et les panthères mais encore plus par la gratuité d’un tel lieu si bien fourni en plein Mexico.

 Midi sonne et il est déjà l’heure de partir faire nos bagages pour prendre le bus qui nous amènera à Oaxaca, la cité réputée être la plus charmante et typique du Mexique actuel. 6 h de route plus tard nous voilà au terminal de bus où nous attendons notre couchsurfer : Christopher. Mais 45 min après : toujours pas de Christopher… nous sommes seuls, transits de froid, observés de toutes parts, dans un terminal de bus mal éclairé dans une ville inconnue : ah enfin un peu d’action ! Pas découragés, nous décidons de tenter malgré tout de rejoindre l’adresse de ce couchsurfer injoignable grâce à un taxista… qui ne connaît pas plus que nous l’adresse que nous lui indiquons. Il est 23h et nous cherchons une carte du quartier désert pour espérer localiser la rue ! 23h30 : Arrivée chez Christopher qui n’a pu venir nous chercher à cause de 2 couchsurfers français arrivés à la dernière minute et qui nous privent du deuxième lit… ce sera une nouvelle fois à l’arrache, et on aime ça !

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Rendez-vous avec le Soleil et la Lune

Dec 4

Aujourd’hui mercredi 30 novembre 2ème lever sur le toit de la « casita cool ». Encore transits de froid malgré nos couches de vêtements et les sacs de couchage et un peu courbaturés d’avoir dormi serrés à 3 sur un matelas à terre, nous répondons pourtant à l’appel du réveil de 6h30. En effet aujourd’hui grande journée : nous allons aux pyramides de Teotihuacán, « cité où les dieux sont nés» en aztèque.

Petite lessive au tuyau d’arrosage et douche froide et nous voilà partis comme des gaillards vers le métro que nous semblons désormais maîtriser. Depuis la gare routière, nous montons dans un petit bus qui ne paie pas de mine et sortons lentement de Mexico DF en passant par les bidonvilles à perte de vue qui entourent la ville et grimpent les volcans.
1 heure et 1,50€ après (prix du voyage en autobus !), nous arrivons au village de Teotihuacán. Et là, les mots devraient s’arrêter tant ils sont faibles pour décrire l’émotion qui nous saisit. Devant nous entre les arbres se dresse  la pyramide du Soleil, 220 x 70 mètres de pierres sombres millénaires semblant s’élever jusqu’aux cieux et répandant leur aura mystique. On se sent frappés par le calme et la majesté qui se dégage des hectares de ce parc. Quelques centaines de mètres plus en avant et nous apercevons également sur la gauche la pyramide de la Lune et ses 12 temples adossés. La ville précolombienne de 150 ap JC (1000 ans avant les Aztèques) se recrée sous nos yeux et avec elle les rites sacrificiels. Les images d’Apocalipto (film de Mel Gibson) nous reviennent. Il est temps d’entamer l’ascension vers le soleil. Par palier, nous nous approchons du sommet et de sa vue époustouflante sur le site pyramidale… Les mots me manquent.

 Nous visitons aussi le musée très riche et 2 km plus loin une autre pyramide, le palacio de Quetzalcohal sur les murs duquel apparaissent (si quelqu’un peut nous expliquer comment ils ont réalisés cette prouesse ?) un serpent à plumes un jour par an, au solstice d’été, quand des milliers de Mexicains, encore aujourd’hui, se rassemblent à ses pieds.
   

Le soleil se couchant à 18h il nous est déjà l’heure de rentrer à Mexico. 2 évènements marquants en route : le premier dans un petit village où nous sommes restés bloqués quelques dizaines de minutes pour laisser passer une procession de fidèles (tout le village) à sombreros qui fêtaient la vierge Marie. Le deuxième fut un barrage de police où Nicolas, comme tous les hommes, dut sortir du bus pour une fouille au corps tandis que les femmes à l’intérieur furent fouillées par des policières qui ouvrirent nos sacs pour y chercher vraisemblablement des armes ou de la drogue.

 

De retour à Mexico, encore une fois et malgré les cigarettes se vendant 3 cts à l’unité, personne ne fume mais nombre de couples s’embrassent. La clope semble ici être remplacé par l’amour et… la nourriture vendue (et consommée) à chaque instant partout.

Sur le kilomètre qui sépare notre toit du wagon de métro, il n’y a pas un mètre sans marchand de toute sorte ayant installé leur petit baraquement le long du trottoir: tacos, pâtisseries, galettes, stylos, téléphones portables, lampes, cireurs… et l’économie souterraine n’a jamais aussi bien porté son nom dans le métro mexicain où des étals de tout et de rien permettent de faire ses courses, même sans se déplacer car dans les rames aussi des vendeurs viennent nous proposer Cds, piles, livres, dulces… pour quelques centimes seulement à chaque fois. Il y a pourtant une chose que nous ne trouvons pas sur cet étalage sans fin de produits de l’économie parallèle : de la lessive ! Nous nous mettons donc en quête d’un supermarché. Mais ils sont rares à Mexico et 35 minutes de marche après nous arrivons enfin au temple de la consommation. Nous décidons de ramener avec nous (en taxi cette fois-ci !) un grand pack de Corona (5€ les 12) pour se faire un bon apéro avec nos hôtes couchsurfers. Soirée détente autour des bières, des discussions internationales intéressantes… magique.

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